Chronique de Démy

DSC_2423Je finis par prendre la parole dans ce carnet de route, car Sam et Estelle semblent assez occupés en ce moment, allez savoir pourquoi. En tout cas, d’après ce que j’ai compris, nous avons terminé nos quelques virées en France, et ils s’attaquent désormais au montage d’un film. Si vous voulez leur donner du courage, laissez leur un commentaire !

Hautes-Alpes

Moi cela me convient un peu de frais avant la canicule de l’été. Mais vous verriez la tête d’Estelle avec toute cette pluie… La chaleur bien sèche du Pérou commence à leur manquer… et les montagnes aussi je crois… Nous sommes donc allés les chercher du côté des Hautes-Alpes et de la Drôme. Après un col du Vercors, nous débarquons tous trois dans la belle maison de deux soi-disant « retraités » de l’alpaga, Christiane et Bernard Giudicelli. Bien sûr ils n’ont plus beaucoup de bêtes, mais ils n’arrêtent pas pour autant ! En quelques heures, quatre coups de téléphone : Bernard est conseiller pour ses confrères vétérinaires, qui lui demandent son avis depuis la France entière. Pour un éleveur, il est en effet très rare d’avoir à proximité un vétérinaire compétent pour soigner les camélidés. Heureusement pour moi qu’ils savent bien guérir les chiens par contre !

Quelques virages plus loin nous découvrons la ferme de Bernadette et Antoine Segretain, ainsi que leur magasin de laine. Ce couple était, comme les Giudicelli, dans le lot d’éleveurs français qui a importé les premiers alpagas en France, en 1994. Pour eux il s’agissait de créer une nouvelle activité à côté de leurs brebis à viande. L’alpaga est alors une bouffée d’air, un renouveau qui permet de mieux valoriser les pâturages plutôt pauvres de ces régions montagneuses du sud de la France. 22 ans après s’être lancés dans l’aventure, ils ne regrettent pas du tout leur choix. Ils ont même ouvert il y a quelques années une boutique de producteurs de laine, où chacun vend sa production : laine angora, cachemire, mohair, etc.

Un concours, vu de l’intérieur

Nous sommes le 29 avril : branle-bas de combat dans le manège pour chevaux de Saint-Laurent-de-Chamousset. L’assocation Alpaga-Attitude a réquisitionné ce manège tout près de Lyon pour y organiser un concours d’alpagas. Pendant deux jours, les alpagas de différentes couleurs, sexe, âge ont défilé tour à tour sur le ring. Nic jugeait la qualité des toisons, Marion traduisait les commentaires du juge, Gillian s’assurait que chacun présente le bon alpaga au bon moment, Estelle et Samuel s’occupaient de la table de marque et notaient le classement de chaque animal, Martine tenait un stand de laine, Clara tondait les alpagas qui avaient trop chaud, Xavier surveillait ce qui se tramait dans son manège, Marie était là simplement pour regarder, Hugo et toute sa clique ravitaillaient tout le monde à la buvette ; Carole, Virginie, Frédéric, Catherine et tous les autres défilaient avec leurs belles peluches vivantes, pour mon plus grand plaisir. Ils se la pètent tellement ces alpagas… Moi je sais presque faire l’équilibre sur les pattes avant, et personne n’en fait tout un plat !

Une bonne semaine de repos…

L’espace d’un instant Estelle et Sam ont vraiment cru qu’il était possible de prendre quelques jours de répit dans cette aventure folle. Mais que nenni, j’étais là pour leur rappeler à quel point il est important d’être constamment en sur-activité…

… avant de se remettre au boulot !

Bon, je suis pas vache (bien qu’ayant le pelage noir et blanc), et une fois que mes pattes sont un peu détendues par quelques frisbees, j’aide un peu mes acolytes  à trier leurs innombrables vidéos, à réécouter les enregistrements au dictaphone, et même à discuter les tournures de phrases pour la futur voix off !

8 commentaires sur « Chronique de Démy »

  1. Bon courage on attend le film avec impatience…
    Demy,
    je compte sur toi pour les aérer un peu nos tourtereaux aventuriers
  2. : Ne vous inquiétez pas, je veille sur eux !
    Et puis, qu’il pleuve, qu’il vente, ils n’échapperont pas à mes promenades sportives !

    Léchouilles à vous tous 😉 (enfin, pas trop à Biotine je m’en méfie !)

  3. Hé les copains, vous voudriez pas écrire un bouquin ?
    Vous écrivez trop bien (Démy aussi ma belle t’écris super bien bien mais on te lit pas si souvent) et j’ai les yeux qui débordent presque à chaque fois…
    Vous me manquez,
    On se voit au plus vite,
    Des bisous
  4. : Merci Carole c’est sympa !

    : Oh c’est gentil ça !! Un livre ?! Mouaf ils n’en sont pas là ! Ils ont hâte de te revoir eux aussi Chabine (ton prénom est d’ailleurs un savoureux mélange de Chat et de Babine !). En attendant je vais récupérer tous les bâtons et les balles qu’ils perdent sans cesse dans les lacs… Que de boulot ! Le film avance, léchouilles !

  5. Ma petite Demy, s’ils t’exploitent trop, viens me voir en Alaska!
    Ici les chiens sont rois et les grands espaces ne manquent pas pour te degourdir les pattes.
    Et ne t’inquiete pas pour ta valise, tu trouveras tout sur place : les 2 pattes ont enfin compris que les magasins de rando devaient aussi avoir un rayon 4 pattes! Chaussures, Gps, sac a dos et meme gilets de sauvetage, tout y est!
    Lechouilles a toi et a tes humains!

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