Sprint au Royaume-Uni

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2 éleveurs c’est un bon début, mais il reste du boulot, un coup de téléphone et nous voilà roulant vers le Nord, il y en a pour 5 heures de route, on s’arrête un peu, changer de conducteur nous détend les jambes, le moteur redémarre, quelques albums défilent dans l’autoradio puis de nouveau on coupe le contact, on mange, on fait une grosse pause, il faut que Démy se détende, et surtout qu’elle joue et qu’elle se dépense, on reprend la route, l’un conduit, l’autre téléphone pour fixer les rendez-vous suivants, mais avec la digestion et le vroum-vroum qui nous berce, la fatigue s’installe, du coup on boit un café pour se donner énergie et courage, on ressort Démy avant d’arriver et nous voilà devant l’usine qui fabrique des couettes en alpagas, on discute, on filme, on discute, on en prend plein les yeux et pleins les neurones : le temps file à toute allure, puis à nouveau on reprend la route en cherchant un joli coin pour dormir : calme, pas trop boueux pour préserver la voiture, lumineux et avec un terrain de jeu pour notre copine à 4 pattes, ce bord de lac fera l’affaire, on ne pourrait pas se permettre une telle vue dans l’hôtel d’en face, la Kangoo nous offrira le plaisir d’un coucher de soleil sur l’eau calme, depuis notre chambre, chanceux que nous sommes !

On installe le lit puis on file se promener avant qu’il fasse trop froid, on prend la balle et le frisbee, on s’amuse tous les 3, on vit, alors que le soleil commence à dégringoler, nous retournons vers la voiture, sur la plage arrière on chauffe une soupe en brique avec le réchaud, quel plaisir, Démy s’occupera du prélavage de nos 2 bols, pendant qu’on s’offre un carré de chocolat, puis chacun regagne ses appartements et alors qu’on se change sous le vent en tremblant, Démy boit un bon coup, puis lorsqu’on s’emmitoufle dans nos duvets, on l’entend à l’étage d’en dessous : elle se met en boule pour résister elle aussi au froid de la nuit qui nous attend.

7h30, comme d’habitude le matelas s’est dégonflé et nous sommes réveillés par les lattes qui nous meurtrissent, cela remplace le réveil et empêche de traînasser, il faut petit-déjeuner, faire une promenade, tout ranger et reprendre la route, le moteur diesel chauffe doucement pendant qu’on nettoie la buée, grâce au GPS nous avançons sans trop d’embûches et une heure plus tard nous voilà ainsi arrivés au show, des alpagas qui défilent, des contacts qui se font, des rendez-vous qui s’ajoutent, des résultats, des prix , des lots, on sort, on mange, on se promène, on repart vers le Nord, puis tout recommence, mais autrement, d’autres visages, d’autres rencontres, d’autres façons d’envisager l’Alpaga, cette nuit l’Hôtel du Lac se transforme en Résidence des bois Écossais, les oiseaux chantent, le printemps s’annonce, quelques lapins fuient à notre passage, le repas a un goût de nature, la nuit passe vite, tout s’enchaîne, vroum, le moteur redémarre, les paysages défilent. 5 éleveurs, 1 concours, 3 filatures, 2 juges, 3 entreprises, 16 nuits, 3000 bornes, des découvertes pleins la tête, nous devons désormais écrire les portraits, préparer notre stand pour « Un dimanche à la campagne », commencer à regarder et trier nos vidéos et nos photos, nous en avons plein le dos, mais qu’est-ce que c’est bon comme sensation !

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